Grâce

 

"les idées claires" Magritte 1955
MAGRITTE Les Idées claires, 1955

Quand donner est une grâce

cachée dans le silence

Qui fait voyager l’être

Au dessus du chemin.

Donner en pure perte,

Toujours ; puisqu’il y a perte

dès lors que l’on s’approche –

Déjà le temps sépare.

Il faut vouloir ce jeu,

L’épouser de ses larmes

Et déjà s’en aller

Sans abattre ses cartes

– sans les retourner même –

Puisque donner est une grâce

Que nul ne reconnaît

– nul ne peut s’en soustraire .

 

GdlN 0ct 2019 D.A.R. ( Droits d’Auteur Réservés )

Mon ourse et Biche Fauve

Découvrez la revue Biche fauve qui « heberge » mon poème « La caverne » dans sa section Pied de biche . Retrouvez aussi les textes de Barbara ( son site wordpress : https://amotsfeutres.wordpress.com/ ) d’autres textes incroyables et auteur.rice.s à découvrir

 

Le premier numéro de Biche Fauve est enfin disponible ! Un immense merci à tous·tes les contributeur·ices et aux personnes qui, de diverses manières, lui ont permis de se construire une existence au dehors. Découvrez-le gratuitement en suivant les liens plus bas. Bonne lecture ! Télécharger le PDF : Biche Fauve n°1 – Dehors Consulter […]

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L’écharpe noire

KODAK Digital Still Camera
Christophe Anselme Rodriguez ; extrait                   

 

Deux pattes d’ours étreignent mon cou.

Les deux bras de la mort m’enlacent.

L’écharpe noire serpente sur mon corps.

La nuit est tombée sur mon cœur.

Elle est sur moi, un habit de velours noir

comme un amour trop fort.

Je respire avec son air d’octobre

et je vois avec ses yeux nocturnes.

Ses grandes mains noires déchirent

le ciel et je pars avec elle.

Christophe Anselme Rodriguez

( octobre 2019 D.A.R )

Juste sublime : L’absolue poésie (Michel Camus) — Arbrealettres

Délectez-vous de cette « absolue poésie » cueillie dans l’Arbralettres  

Aussi l’absolue poésie est-elle l’accueil du silence. Sa demeure hors les mots en la nuit du dedans-sans-dehors dans l’Indéterminé Aussi l’absolue poésie échappe-t-elle à l’emprisonnement de la langue, aux épaisseurs de ses murs, à la fausse profondeur de ses ombres Aussi l’absolue poésie est-elle aussi virginale aussi silencieuse que la mort toujours présente à la […]

via L’absolue poésie (Michel Camus) — Arbrealettres

Migrations

Max Ernst

Je porte en moi
Ma jeunesse et ma vieillesse.
Elles s’offrent l’une à l’autre
La fécondité du voyage ;
l’une lance la fleur de vie,
L’autre caresse ses sagesses.
Tu portes en toi
Le plombs de tous les possibles
Sur les chemins de braises ;
Et l’Or indivisé.
Et vous que portez-vous ?
Tous les pardons muets
De toutes les avanies internes
Toute la joie d’aimer.
Et nous portons ensemble
Le saumon qui s’aligne
Au cortex sacré.
Nous partageons la mer.
Nous remontons le fleuve.

GdlN (D.A.R.)

30 03 2019

Âme d’ancre

KODAK Digital Still Camera
Christophe Anselme Rodriguez ( extrait 2017)

La terre est silence quand les marins chantent au fond de la mer.

Le ciel déroule sa rage et les enfants cueillent nos larmes.

Nos mains avaient frappé les voiles ;

et les tambours des cales envoûtées dispersé l’écume.

A travers les miroirs fondus, l’ osmosée a rendu l’âme ;

Le tréfonds a tout envahi, l’ancre plantée au cœur.

 

(avril 2019) Christophe Anselme Rodriguez ( Droits D’Auteur Réservés )